
A peine rentrée dans cette salle, je regrettai déja mon geste.
Tous ceux qui étaient présents me scrutaient désormais avec des yeux
mi-interrogateurs, mi-agressifs... Pas étonnant...
A coup sûr ils devaient me prendre pour une échappée de l'asile.
Ma dernière solution, la fuite, n'était plus envisageable au vu du jeune blond
qui me tenait fermement le poignet, comme s'il devinait mon plan d'évasion.
Plus le choix, j'allais devoir faire face à ce groupe de jeunes prépubères en chaleur
accros à l'héroïne...(Mes craintes seraient-elles légèrement démesurées ?)

En geste défensif je plaçai mon bras autour de ma taille, et optai pour un petit
salut de la main amical, histoire de leur prouver que je venais en paix.
Ne surtout pas leur montrer que l'on a peur...
Cette phrase du documentaire animalier que j'avais eu la joie, que dis-je,
le privilège, de regarder ce matin me revenait en tête. Non pas que je les comparais
à une meute assoiffée de sang à la recherche d'une proie facile, dixit moi, mais...
En fait, si.
Je crois bien que je commence à développer une névrose obsessionnelle...

Mon prisonnier brisa le silence qui s'était installé en me faisant m'asseoir sur le
canapé entre les deux jeunes femmes, et il attrapa d'un revers de main sa guitare,
sans plus d'explications. Moment de solitude.

ah non c'était dans sos ça
.... la pauvre Holly entre deux filles qu'elle connait pas, c'est gênant quand même
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