
- Euhhh oui, qu'est ce qu'il se
passe ? prononçai-je
en cherchant toujours un
petit soutien devant moi.
Personne, manquait plus que
ça !
- Tu es toujours avec Marc
?
- C'est une bonne
question...Oui, enfin non, c'est compliqué !
lui répondis-je en me
triturant les doigts. Pourquoi tu me demandes ça
?
- Tu l'aimes ?
- Pas vraiment, c'est
récent tu sais...
- Ce n'est pas une
excuse.
On peut très bien aimer
au premier regard, comme moi !
Alors pourquoi tu sors avec lui
si tu ne l'aimes pas ?
Pourquoi tu t'amuses à
démolir le peu d'espoir qu'il me reste ?
Pourquoi tu ne me laisses aucune
chance ? Hein !
Cette petite discussion avait
dangereusement l'air d'un interrogatoire.
Je me reculais machinalement, en
tentant d'analyser le pourquoi du comment.
Elle l'aime, c'était
évident. Mais comment je pouvais le deviner
?!
Et en scrutant ses yeux qui
commencaient à se remplir de larmes,
la culpabilité que je
ressentais était à son maximum. Elle qui rêvait
ne serait-ce
que de se blottir dans les bras
de cet homme, moi j'e le faisais sans réfléchir
et
sans en avoir vraiment envie,
sans même ressentir 1/10ème de son amour à
elle.
Je ne savais plus quoi dire et
quoi faire, à part contempler mes
chaussures.
Finalement, les miracles
arrivent ! Des bruits de pas résonnèrent et
une
silhouette familière
s'approcha de la jeune fille tout en lui attrapant le
bras.

Cette fois, j'étais bien
contente de le voir arriver, il allait me
sortir de cette situation
très embarassante ! N'est ce pas ?!

- Va voir ailleurs si j'y suis
et arrête d'embêter les grands, quand tu
comprendras
enfin que l'amour c'est pas
comme tu l'imagines, tu reviendras me voir, ok
?!
Je faisais les gros yeux et le
frappais gentiment par réflexe en lui ordonnant
d'arrêter. Même si
j'étais secrètement ravie qu'il l'ait aussi bien
remise à sa place.
Il avait raison après
tout, qui était-elle pour juger mes actes, elle qui ne
connaissait
strictement rien à
l'amour ! Et lui...J'aimais ce rôle de grand méchant
qu'il se donnait
en public pour impressionner et
pour cacher sa sensibilité. Ma plus grande
fierté,
c'était d'avoir
été la seule à l'avoir perçé
à jour, et c'était un privilège à mes
yeux !
Mais encore une fois, tout cela
était bel et bien révolu...



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