
Lentement, elle prit place au
dessus de son amant, en collant son corps glacé
contre
le sien, en espérant
gagner quelques degrés en faisant cela. Raté...Mais
ce contact
restait extrèmement
agréable, elle aimerait rester ainsi toute
l'éternité, si on le lui
permettait...
- Mon coeur, tu as froid
?
murmura-elle contre sa
bouche.
- Humm, un
peu...
- Tu m'as vraiment fait mal tu
sais... Je crois que je vais...
Sa phrase était
entrecoupée de sanglots, comme si elle se retenait de
pleurer.
Le sang du jeune homme ne fit
qu'un tour, alors, il l'avait vraiment blessée
?!
Honteux et ne sachant pas
comment réagir, il s'empressa d'attraper la
main
de Laura et de l'embrasser
tendrement, paniqué.
- Oh, je suis
désolé, vraiment !
Je...Je ne pensais pas avoir
fait ça si fort !
Excuses moi, s'il te
plait...
- NON !
Elle cria sa sentence en se
blotissant au ceux de son cou,
en ne retenant plus ses
sanglots. Il se sentait mal, très mal,
et ne savait absolument pas quoi
faire pour se faire pardonner...
Mais au fil des secondes, les
sanglots se déformaient et se transformaient
petit à petit en des
rires masqués. Il ouvrit grand les yeux, comprenant
enfin
son odieux manège visant
à le faire culpabiliser !
- Tu te fous de ma gueule !
cria-il d'un coup,
en dénichant la
tête de la jeune femme de son refuge.

Et en effet, aucune larme ne
couvrait son visage, mais son sourire flamboyant
était
bien présent. Elle ne
cacha plus son hilarité, fière de sa petite vengeance
personnelle.
- Voila, toi ça
t'apprendra à utiliser la force contre la ruse
!
Les femmes ont toujours le
dernier mot ! Hahaha !
Le coup des larmes ça
marche à chaque coup !
- C'est honteux
!

- Tu m'en veux ?
- Un
peu...marmonna-il.
- Rohh, les hommes et leurs
égos !
Laisse moi me faire pardonner
alors, tu veux bien ?
- Hummmm, ça
dépend...
Le sourire coquin qu'il essayait de cacher refaisait surface.
Le sourire coquin qu'il essayait de cacher refaisait surface.
- Heyyy, mais toi aussi tu te
moques de moi en fait !
s'écria-elle,
faussement choquée.
- Possible...murmura-il,
fier de lui, tout en attrapant ses petites
lèvres
abimées par le froid
pour la faire taire, et mettre fin à leurs
jeux
enfantins, pour en adopter
des plus adultes et plus osés...
Un bon quart d'heure se
déroula, laissant place à des jeux de langues et de
mains
plus ou moins poussés.
Mais même si la température montait sensiblement
entre
les deux amoureux, ils ne
pouvaient malgré tout pas lutter contre le froid
hivernal
qui avait pris possession des
lieux. Ils se résignèrent et se relevèrent
lentement.
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