
-Mais je suis quoi pour toi Cameron ? Tu mens à tes amis, à ta famille et nous
là-dedans ?! Tu ne m’as même pas défendu quand Tyler m’a agressé, t’étais
tellement préoccupé par ce que lui pensait…dis-moi, c’est lui le premier garçon
pour qui tu as eu de l’attirance, pas vrai ?
Le silence de Cameron n’en est que plus vexant.

-Casses-toi ! Hurle t-il en colère. Lui empoignant
le bras, il sort Cameron de son
appartement, ce dernier n’oppose aucun geste. La porte s’était fermée avec
rudesse dans deux coups de clés pour fermer définitivement cette porte.
Samuel se laisser alors glisser, le dos contre cette masse de bois qui le séparait
de celui que « lui » aimait. Il ne pouvait pas retenir la peine dans son cœur, aimer
et ne pas avoir le même amour en retour, il n’y rien de plus douloureux. Il entend
alors les pas s’en aller, et n’en pleure que plus. Il n’a rien fait, même pas essayé
de s'expliquer. Mais Cameron était comme ça, sa capacité à s’enfermer était
incroyable, et sa carapace si difficile à percer…Après une semaine de silence,
Cameron était venu s’excuser et cela avait marché un certain temps six mois
exactement. Mais Samuel n’y arrivait pas…Quelque chose s’était cassé ce jour là
et Cameron n’était toujours pas décidé à révéler aux siens ses préférences, et
surtout qu’il était avec lui…s’en était trop et aussi douloureux que cela pouvait
être, il fallait que cela s’arrête…

-Tu peux pas éternellement continuer à fuir, si ces gens sont vraiment tes amis
ils comprendront, sinon, c’est qu’ils n’étaient pas digne de ton amitié.
-Qu’est-ce que tu essais de me dire ?
Demande t-il la voix tout à coup chancelante.
-Tu le sais très bien. Tu n’es pas amoureux de moi, si
au moins j’avais l’impression
d’être au même niveau que « Tyler », insiste t-il, mais je suis une doublure, un
second rôle, dès qu’il est dans les parages j’existe plus pour toi…, puis le
regardant sincèrement, il faudra aussi un jour que tu trouves le courage de
lui dire …
-Jamais ! Il n’est pas intéressé par les
hommes.
-Qu’est-ce que t’en sais ? Je le trouve un peu trop
protecteur à ton encontre,
pour un simple « ami ». Rend-moi ma clé, s’il te plait. T’en as plus besoin.
-Sam…
-Quoi, t’es décidé à le dire à
ceux de ton entourage ?
Baissant la tête, il voit alors ce geste qui disait tout, le
point final à leur histoire.
Cette clé sortant de sa poche, dans un bruit métallique, se posait sur la table.
Et ce soir là, il a bu à ne plus savoir ce
qu’il faisait et
s’était
retrouvé le lendemain dans le lit d’un certain
Paul…
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